1. — Un Électro-aimant
de longue course,
s'enclavant dans la cavité d'un cône (1).
(1) J'ai perfectionné cette première idée en 1887, en
substituant au cône à aimanter un cylindre de fer doux,
avançant progressivement dans un manchon d'électro-aimants.
J'avais proposé pour cela le Prix Volta, mais on n'en a
pas tenu compte.
2. — L'idée des Réverbères
de Paris en verres bombés et couronnés d'un réflecteur,
exécutée d'après mes indications et mes dessins, par les
Ingénieurs de M. Haussmann (2).
(2) En 1859 ou 1860, ayant à traverser tous les soirs la place
de la Concorde, j'ai remarqué que, malgré le très grand nombre
des becs de gaz qui en faisaient l'ornement, elle était fort mal
éclairée, parce que les rayons lumineux dardaient au firmament,
il n'y avait ni maisons ni réflecteurs pour abattre la lumière
sur le sol. Frappé de ce fait, j'en écrivis à M. Haussmann qui
me fit demander par ses ingénieurs, plus d'explications avec des
dessins, je fis une longue lettre avec des dessins, montrant
comment on pouvait substituer aux réverbères quadrangulaires des
verres bombés et comment on pourrait les couvrir d'un
réflecteur, soit en verre avec une peinture blanche à l'huile,
soit en opale, soit plus simplement en métal quelconque recouvert
d'une peinture blanche à l'intérieur. On ne me fit plus aucune
réponse, mais le 15 août suivant, en passant au pied de la
colonne Vendôme, je restai stupéfait, en la voyant entourée de
mes réverbères, absolument comme je les avais dessinés. Plus
tard on les a ornés d'une couronne, et ils sont encore tels
aujourd'hui dans tout Paris. Voilà une des premières inutilités
de ma vie.
3. — Une quantité de Recherches
chimiques pendant
quatre à cinq années, peut-être même plus longtemps.
4. — Une Multitude
d'idées qui
n'ont eu qu'un faible commencement de mise à exécution, et dont
les embryons se trouvent dans mes paperasses, ou en ébauches
matérielles dans mon Capharnaüm.
5. — La parfaite Ventilation
des Théâtres, et
autres Salles de
nombreuses réunions. Distribution,
à volonté, d'air pur et
frais, et même
de Zéphyrs,
partout où cela peut être utile.
(Brevet du 13 mars 1860.)
Quand ce brevet a été pris, M. Davioud construisait les
théâtres municipaux, dits : du Châtelet et Lyrique.
Il m'a fait demander dans son cabinet, pour que je lui donne
toutes les explications nécessaires pour l'adoption de mon
système. En définitive il a préféré, par raison d'économie,
établir pour ces deux théâtres, deux prises d'air sur le chemin
de halage de la Seine, mais il ne désapprouvait pas mon système.
6. — Grand Principe
général,
relatif aux Mouvements
des Fluides pondérables
par rapport à ceux des
corps solides, et
réciproquement, aux Mouvements
possibles des solides
relativement à ceux des
Molécules des Fluides pondérables.
Et applications de ce Principe général. (Brevet du 20 juin 1860.)
7. — La Métalloplastie,
ou application d'un précipité
métallique brillant (réductions
de sels de tous métaux, cuivre, argent, or, etc.), sur tous fils,
tissus et étoffes, tout en leur laissant leur
souplesse.
(Brevet du 29 août 1863.)
Ce brevet m'a été payé par la Société d'encouragement pour
l'industrie nationale.
8. — Les Vins
concentrés, par
l'élimination de toute partie aqueuse, très
fortifiants, pour
les malades
et les vieillards. (Années
1863-1864.)
9. — L'Appareil
Télégraphique par excellence,
pour transmettre ou recevoir, au moyen d'un cylindre tournant, les
dépêches authentiques, reproduites en fac-similé par procédé
chimique. (Brevet du 10 octobre 1864.)
M. le baron Ludovic d'Arlincourt s'est associé avec moi
pour l'exploitation de ce brevet, mais il a réduit les dimension
du cylindre et au lieu de le faire tourner horizontalement il l'a
fait tourner verticalement, et à une molette traçante il a
substitué un ressort. Il a eu ainsi tous les avantages de
l'exploitation, et moi rien.
10. — La
Conservation des Fruits, des légumes, des Grains, des semences, par
le Froid. (Brevet
du 29 juillet 1865.)
M. Chevet, du Palais-Royal, m'a fortement encouragé ; il
avait pleine confiance dans mon procédé. Malheureusement, je
n'ai jamais pu être outillé pour obtenir le froid qu'il me
fallait.
11. — Découverte d'un Mélange
explosif, d'une grande puissance.
(Mais je n'ai pas osé continuer les expériences.) (1866.)
C'est de cet explosif dont il est question ci-devant, pages @@@@
12. — Nouveau
moteur, fondé sur
le Pincipe de la Pesanteur
(avec dessins très complets). (Brevet terminé le 15 décembre
1867, mais non encore demandé.)
La construction mécanique m'a déjà coûté environ 1,000
francs, mais il me faudrait peut-être encore 3,000 francs pour la
terminer, et ne surplus peut-être encore 1,000 francs pour lancer
l'affaire. Je la laisse inédite.
13. — Idée de la
Fabrication du Diamant noir,
par la Cristallisation du
carbone. (20
septembre 1868 ; reprise le 1er septembre 1871 et en
1887.)
J'ai obtenu un commencement de dépôt sur des pôles de
platine.
14. — Proposition
pour la Défense
Nationale, à Monsieur Dorian,
Ministre des Travaux publics, membre du Comité scientifique de la
Défense. (Le 1er novembre 1870.) (Supplément
explicatif, le 3 janvier 1871.)
J'en conserve la minute.
15. — Autre Proposition à
Monsieur Thiers,
et à Monsieur le
Maréchal de Mac-Mahon,
duc de Magenta, Commandant en chef de l'armée de Paris. (Le 1er
juin 1871.)
J'en ai la minute.
16. — Lettre à Victor
Hugo sur la
situation actuelle, du 15 novembre 1871. (Réponse d'encouragement,
le 30 novembre 1871.
J'en ai la minute.
17. — Propositions du Prince
Orloff, ambassadeur
de Russie. (Les
18 avril et 9 mai 1872.) Pour l'avenir de la Russie.
J'en ai la minute et la réponse.
18. — Fausse Dorure,
au Bronze d'aluminium, et
Brocards étincelants,
de Statuettes et de tous
Objets quelconques.
(Année 1872.) (Non exploitée, et aujourd'hui depuis longtemps
déjà dans le domaine public.)
19. — Très long Rapport
à l'Archevêque de Paris,
sur le Monument qui pourrait être construit en haut de la Butte
Montmartre. (Septembre 1872.)
J'ai été convoqué à ce sujet dans les bureaux de
l'Archevêché. Je conseillais de faire appel à un Concours, ce
qui est arrivé six mois après. Mon rapport a donc pu être
l'idée inspiratrice de ce Concours.
20. — Projet d'Embellissements
champêtres et
pittoresques, au bois de Boulogne. (Rapport
à M. le Préfet de la Seine, le 3 août 1874, qui a eu la
grossièreté de me le faire renvoyer, avec 1 fr. 30 de port à
payer.)
21. — Projet de Décoration
féerique, en
tubes de cristal, dorés
à l'intérieur,
de l'Église Saint-Ouen
de Rouen tout en
respectant l'architecture du monument. (Lettre au cardinal de
Bonnechose, le 5 septembre 1874.)
Il ne m'a été fait aucune réponse à cette proposition.
22. — Des Syphons
électriques, à
la dynamite
ou à torpille.
Brevet italien. (Du 10 mai 1876.) Pour la suppression, à Rome, de
la Malaria, par suite du dessèchement complet des Maris
Pontins.
J'ai envoyé cinq copies de mon brevet à Rome, aux trois
ministres compétents, au Syndic de Rome et à Garibaldi. Ce
dernier seul m'a répondu. Mais M. Zannardelli m'a fait dire deux
ans plus tard que : "Mon mémoire avait té perdu, que je
veuille bien en recommencer un autre." Je n'ai pas daigné le
faire.
23. — La Stéréoplastie,
ou moyen d'obtenir le moulage de tous
objets quelconques,
même des personnes vivantes. (Brevet du 1er décembre
1876.) Mais les pellicules dans lesquelles il entrait des
dissolutions de caoutchouc et de gutta-percha n'offraient plus de
résistance au bout d'une année.
24. — Méthode d'Écriture
et de Dessin,
sur des Modèles,
fait à la Main,
d'après longue expérience. (Année de 1876 à 1880.)
J'ai imprimé des milliers de ces modèles, aujourd'hui il ne
m'en reste plus.
25. — Compositions de Pâtes
Chimiques, pour
la reproduction de ces Modèles (de Dessin et d'Écriture) à
un très grand nombre d'exemplaires (Année 1878 à 1880.) Mais,
plus tard, les pâtes Dagron, et surtout l'Autocopide
noir, ne m'ont pas permis de soutenir leur concurrence.
26. — Système d'Analyse
au point de vue d'une préparation
spéciale, pour
l'étude du latin. (Très
bonne méthode, très étudiée, c'est la synthèse de toutes les
leçons d'analyses, continuée depuis l'année 1880.) Encore
inédite.
27. — Fabriques de Terre
vierge, le
meilleur de tous les Engrais,
application d'une observation de Charles
Darwin. (Brevet
du 10 octobre 1883.)
28. — L'Imporositation
utilitaire ou artistique de tous
objets de Matière commune
et peu coûteuse, de manière à en faire des Objets
de luxe. (Brevet
du 6 mars 1884/)
Refusée, à nouveau, par le Directeur actuel des Beaux-Arts,
pour l'imporositation des statues en pierre qui ornent le Louvre
de Napoléon III, par lettre du 11 décembre 1894.
29. — La Reproduction
de Médailles artistiques
en plâtre durci, inaltérable,
et par un très grand nombre de Pellicules diverses, mais
qui, presque toutes, se sont altérées avec les années, parce
qu'il entrait dans leur composition des dissolutions de caoutchouc
et de gutta-percha (Années 1885-1886.) (Aujourd'hui, je peux
refaire toutes ces médailles en métal spécial.)
30. — Les Glissoires
vitrifiées, pour
Transports extra-rapides,
par des Glissades
éclair. (Brevet
du 6 octobre 1887.) (Brochure cartonnée, 2 fr. 50 ; par la poste, franco.)
Glissades directes entre Paris et Lyon ; entre le port d'Anvers
et celui de Marseille et plus tard entre Abbeville et
Aigues-Mortes.
31. — La Création
de la Navigation
aérienne, au
moyen de Ptéronaves.
(Brevet du 28 juillet 1888.)
(Les dessins démonstratifs ont été très examinés au
Ministère de la Guerre, puisqu'ils m'ont été rendus presque ne
lambeaux. Un exemplaire a été emporté en Amérique, par M.
Edison. Et un autre exemplaire se trouve dans les archives de la
Société de l'Aéronaute, rue d'Amsterdam, 91, et tout 40 pièces
dans une boîte spéciale en fer-blanc.)
Brochure cartonnée, 3 fr. 50 (mais sans dessins) ; par la
poste, franco.
32. — Les Syphons
longues-portées,
avec lesquels on pourra enlever
les eaux de leur
lits naturels, pour les jeter, par-dessus les Collines et les
Montagnes, dans d'autres Bassins, où elles seront utilisées pour créer
des chutes Motrices
et des Irrigations.
(Impression de la brochure, le 1er septembre 1887. —
Brevet demandé seulement le 7 mai 1889.)
Il est joint à ce brevet dix-huit cartes de l'État-Major
pour les explications du texte, 26 pages en 3 colonnes, format
0,54 sur 0,36. Et il a été négligé 20 cartes, qui n'ont pu
être annexées.
33. — La Vie à bon
marché, pour
l'Armée, la Marine et le Peuple, et pour
les Pauvres. Pot-au-feu
économique et Viandes à bon marché. Nouveau Procédé de
conservation des substances alimentaires (Brevet du 14 juin 1888).
— Brochure cartonnée, 1 fr. 50 ; par la poste, franco.
34. — La Fortune de
la France, pour Tous
ses Richesses,
avec l'Exécution de Grands
Travaux Nationaux.
(Brevet du 7 mai 1889.) — Un volume rare, prix, 10 fr. ;
par la poste, franco.
C'est la copie du brevet n° 32 ci-dessus, mais sans les cartes.
35. — La Suppression
du Paradoxe hydrostatique,
c'est-à-dire Augmentation
de la pression atmosphérique,
et Emploi comme Ressort
mécanique, de la
Repoussée des liquides,
de manière à créer, par l'alternance de ces deux forces, une Nouvelle
Machine extrêmement puissante,
qui sera nommée La
Pascal. (1857 à
1858, et reprise de l'idée, en 1890.)
Avec expériences, au moyen d'un tube d'une hauteur de plus
de 20 mètres pour le premier principe, et de grandes caisses en
fer-blanc, hermétiquement soudées pour le second.
36. — Le Nectar
Honoré. Spirituel des Français. Nouvelle
liqueur à l'arôme de café, qui serait le Nec plus altra
des liqueurs toniques pour le corps, et surexcitantes des facultés.
(Année 1891.)
Si l'Administration de la Guerre avait accepté ce Nectar,
chaque soldat aurait pu en avoir une gobette dans sa poche
; j'avais fait aussi fabriquer de plus grandes gobettes, de
contenances différentes, pour tous les grades d'officiers.
37. — L'Ambrosidor
Honoré, Fortificateur
musculaire par excellence, pour les Soldats, les Marins et les
Travailleurs.
Triscuits de Gluten et de Viandes cuites hachées, pouvant se
conserver indéfiniment.
(Année 1891.)
Cela est ce qui conviendrait le mieux pour le ravitaillement des
armées nombreuses.
38. — Grandes Lentilles
astronomiques, Grands
Objectifs photographiques, Grands Miroirs Télescopiques, Grands
Réflecteurs calorifiques, et autres
Réflecteurs pour faire des Politicums. (Brevet
du 5 mai 1892.) (Brochure cartonnée, 3 fr. 50 ; par la poste, franco.)
39. — Le Clou de
l'Exposition de 1900.
Trois Politicums au Bois de Boulogne, en
face le Parc de la Muette. (Le
1er août 1892.) (Extrait de la Brochure précédente,
prix, 0 fr. 15 ; par la poste, franco.)
40. — Nouveau Calendrier
républicain. Tous
mes Mois égaux et les Quantièmes absolument
mnémotechniques. (1ère
édition, en 1866 ; — 2ème édition, septembre 1892.)
(Grande feuille, format Jésus, prix, 0 fr. 15 ; par la poste, franco.)
L'adoption de ce calendrier pourrait se faire tout en conservant
nos habitudes contractées du jour de l'an comme il se passe
aujourd'hui.
41. — Mes Préliminaires
(Réflexions personnelles), suivis du Dilemne
de la Solution politique
de la Fin de ce siècle.
(Le 15 mai 1893.) 40 pages, prix, 0 fr. 60 ; par la poste, franco.
42. — Les Tambours
Moteurs.
Multiplicateur de vitesse, destinés surtout à
élever l'eau et à comprimer l'air.
(Brevet du 27 juillet, et brochure du 1er août 1893.) 22
pages, prix 0 fr. 30 ; par la poste, franco.
43. — Plan d'un Palais
National à
élever au milieu de l'ancien Jardin des Tuileries et qui servirait
pour le Président de la
République et
pour les Grands corps de l'État.
J'ai mis plus de deux moi à en faire les dessins et je les ai
proposés pour l'Exposition de 1900. Mais ils ont été rejetés
parce que le plan général de l'Exposition ne comprend pas le
Jardin des Tuileries. Je recommencerai plus tard ce plan de Palais
National, et je
le ferai imprimer pour le divulguer. Ce palais serait le plus
original et le plus beau de tous les Monuments de Paris. Il serait
couronné d'une plate-forme pour des jeux de lumière électrique et
des feux d'artifice qui se verraient de toute la longueur des
Champs-Élysées, de toutes celles des quais. De près, des places
de la Concorde et du Carrousel, et pour le lointain, qui
domineraient toutes les maisons du centre de Paris.
44. — Les Voitures
Sahariennes m'ont
été refusées par la Commission d'examen des Invention pour les
services de la Guerre, le 8 mai 1894 (n° 73). — Refusées par la
Chambre des députés, 4e Commission des Pétitions (n°
414), Journal Officiel du 11 mai 1894. — Et la Société
d'Encouragement pour l'industrie nationale n'a pas daigné me faire
une réponse quelconque à une demande que je lui avais adressée au
sujet de ces Sahariennes.
45. — L'emploi du Parallélépipède
rectangle articulé,
pour avoir un
point d'appui sur l'air,
pour le transport aérien, a été refusé par la Commission
d'examen des inventions intéressant les armées de terre et de mer,
par lettre du 14 novembre 1894 (n° 238).
46. — Les Canons
Rotatoires ont
été refusés par la Commission d'examen des inventions
intéressant les armées de terre et de mer, par lettre du 26
décembre 1894 (n° 881), dans laquelle il m'a été répondu :
" que mes propositions concernant un procédé pour imprimer
aux projectiles un moyen de rotation, n'ont point paru, à la
Commission d'examen, pouvoir être appliquées utilement pour les
services du Ministère de la Guerre".
47. — Le Présent
Testament,
c'est-à-dire les Six
Brevets dont je
divulgue les idées et les applications, à moins qu'il se trouve un
Entrepreneur de locomotion automobile qui veuille bien
adopter l'application du Polyspiralifère, c'est-à-dire de
mon Tractionneur
pour toutes les sortes de véhicules, — ou un Manufacturier
qui voudrait de l'exploitation des Esquisses d'Écritures et de
Dessins dans tous les genres, pour toutes les Écoles, — ou
une Société de Spéculateurs, qui consentiraient à lancer
l'exploitation des Scrutins
différentiels.